Une délégation du Centre de Genève pour la Gouvernance du Secteur de Sécurité( (DCAF), conduite par Mme Jolie Ruth Morand, Responsable Principale des Programmes, Division Afrique Amérique, a été reçue par le Médiateur de la République, Mme Awa Nana-Daboya. Les échanges au cours de cette rencontre ont porté sur le rôle et les attributions de l’institution de médiation Togolaise, cruciaux dans un Etat de droit ainsi que l’exploration des mécanismes de collaboration pour relever des défis relatifs à la paix et à la sécurité durables.
Au sortir de l’entrevue, Mme Jolie Ruth Morand a indiqué être venue au Togo dans le cadre d’un partenariat qui lie depuis fort longtemps le DCAF et les institutions nationales, particulièrement avec celles des médiations de la sous-région. Ainsi, à travers l’Association des Médiateurs des Pays Membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA), le DCAF entend accompagner les institutions avec un programme qui penche sur les priorités des Médiateurs au niveau national que régional.
« Notre rencontre aujourd’hui était de discuter avec Madame le Médiateur pour recueillir et échanger sur les besoins, ce qui se fait et ce qui manque au niveau national et régional. Il est question de voir ensemble les défis en termes de cohésion sociale, des défis relatifs à la lutte contre le terrorisme, la prévention de l’extrémisme violent et aussi en tant que Protecteur du Citoyen, porter une analyse sur ce que DCAF peut faire comme appui. L’objectif de notre démarche est de trouver certains axes de collaborations pour apaiser les tensions sociales, apporter des réponses adéquates aux sujets de la paix sociale, de la sécurité et partant d’un développement harmonieux inclusif », a souligné la Responsable Principale des Programmes du DCAF.
Il faut rappeler que le DCAF, créé en 2000, a permis aux pays membres de réformer les secteurs de sécurité et de contribuer de manière décisive à la paix et au développement social durable. Le Centre s’appuie sur quatre grands piliers de fonctionnement à savoir: Une approche basée sur les droits de l’homme avec l’égalité de genre comme principe central; le contrôle démocratique et l’Etat de droit; l’impartialité et l’engagement de ne pas prendre parti politiquement, même si le DCAF promeut la démocratie puis le principe de l’appropriation locale et la reconnaissance des besoins des partenaires du DCAF et des populations concernées.