Le Togo a pris part à la session internationale des institutions de médiation sur la bonne gouvernance au sein des forces de défense et de sécurité

Photo de famille des participants à la session

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Favoriser le partage de connaissances  et d’expériences entre les institutions de médiation sur les défis liés en général au secteur de la sécurité et en particulier au personnel militaire déployé à l’étranger dans le cadre de mission de maintien de la paix. C’est l’objectif d’un séminaire international sur la coopération des institutions de médiation pour le renforcement de la bonne gouvernance au sein des forces de défense et de sécurité, qui s’est tenu, du 03 au 04 juillet à Mombasa, au Kenya. Organisée par le Centre de Genève pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF), en collaboration avec l’institution de médiation du Kenya (The Commission on Administrative Justice), cette rencontre de deux jours a connu la participation d’une dizaine de pays dont le Togo, représenté par M. Komlavi Rowland, juriste à l’institution de médiation.

L’ouverture des travaux de ladite session a été marquée par les interventions de l’Ombudsman du Kenya, Mme Florence Kajuju et son homologue de la Zambie, secrétaire générale en exercice de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs Africains (AOMA), Mme Caroline Sokoni. Durant les travaux, les participants ont planché sur plusieurs thématiques, entre autres,  la cartographie des déploiements militaires à l’étranger, le règlement des cas d’abus et d’exploitation sexuels: rôle des institutions de médiation, l’écosystème de règlement des plaintes: mécanismes et cadres juridiques de recours, l’avenir de la coopération internationale des institutions de médiation: perspectives de partenariat et innovation.

A l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit, notamment de mener des actions,  faire en sorte que les opérations militaires de maintien de la paix mises en place par les pays africains soient suffisamment financées par les africains eux-mêmes, le recours par les Etats aux compagnies militaires privées devrait être mieux réglementé juridiquement et entouré de plus de transparence, permettre aux institutions de médiation de renforcer leur collaboration avec les forces armées pour le règlement efficace des cas de réclamations concernant le secteur de la sécurité, agir pour un partenariat à travers les organisations régionales et internationales de Médiateurs constituerait un moyen de protection des Ombudsmans . Par ailleurs, les participants ont convenu qu’en suivant  activement les déploiements militaires à l’étranger, les institutions de médiation peuvent traiter de manière plus efficace les réclamations  concernant les forces armées et sécurité , enquêter sur les plaintes et recommander les actions correctives nécessaires en vue de sauvegarder aussi bien les droits du personnel de sécurité que ceux des civils.