Les Ombudsmans et Médiateurs africains en conclave à Durban (Afrique du Sud) pour mesurer leur rôle dans l’Agenda ODD

Ombudsman de lAOMA et membres de l'AORC en Photo de famille. On peut reconnaitre (à gauche, assise) Mme Animaou.

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Pour soutenir le programme de formation du Centre de Recherche des Ombudsman Africains (CROA) et renforcer les capacités des institutions de médiation à exercer plus efficacement leurs fonctions essentielles, l’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains (AOMA) a initié, en collaboration avec le Protecteur du Citoyen d’Afrique du Sud, une conférence internationale du 23 au 27 mars 2026, à Durban. Organisée sous le  thème « Utiliser les pouvoirs des Ombudsman pour renforcer la gouvernance et faire progresser les ODD (SDGs) en Afrique » , cette rencontre à laquelle a pris activement part une délégation de l’institution de médiation du Togo, conduite par la cheffe de cabinet, Mme Animao Dihèza N’na, a réuni outre les Ombudsman, Protecteurs du Citoyen et Médiateurs, les experts des Nations Unies, des responsables de l’UA, des Universitaires et personnalités du monde de la société civile.

Les travaux ont,  durant cinq jours, planché sur l’évolution du mandat des institutions d’Ombudsman dans le renforcement de la gouvernance et de l’Etat de droit; la réflexion sur les approches visant la résilience institutionnelle, la visibilité et la durabilité; l’utilisation des pouvoirs des Ombudsman pour faire progresser les ODD (SDGs); le rôle des Ombudsman dans la promotion de la transparence, de la bonne gouvernance, de la justice, de la prestation des services et de la responsabilité administrative.

Essentiellement, les travaux de cette assise se sont déroulés en deux temps. La première journée a été consacré à la cérémonie de relance du Centre de Recherches des Ombudsman d’Afrique (CROA). Les participants ont été édifiés par deux panels portant sur  des réflexions sur le parcours et l’évolution dudit centre et la prévoyance stratégique: positionner le CROA comme un centre continental de supervision, de responsabilité et de lutte contre la corruption de la prestation de services. Le discours inaugural sur la thématique «  De la plainte à la responsabilité : Comment les institutions/défenseurs du peuple transforment l’accès à la justice, luttent contre la corruption et renforcent l’Etat de droit » ainsi qu’une présentation d’immersion sur  »  Le rôle des institutions de l’Ombudsman, Médiateur et Protecteur du Peuple dans la promotion et la protection des droits, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit » en lien avec le renforcement de l’Agenda 2063 et les ODD ont marqué les travaux de cette journée.

Plusieurs thèmes richement conçus étaient au menu de la formation  des participants. Ils ont été entretenus sur comment «  Naviguer dans la mise en œuvre des ODD dans des environnements volatiles,  politiquement dynamiques et institutionnellement contraints »;  » la bonne gouvernance et leadership éthique: renforcer les institutions des Ombudsman et du Protecteur du Peuple pour lutter contre la mauvaise administration, les violations des droits de l’homme et la corruption »;  » l’optimisation des outils numériques, de l’innovation et de l’intelligence artificielle (IA) au service du renforcement du suivi des ODD et de la gouvernance: enjeux, risques et mécanismes de protection. 

A l’occasion, la présidente de l’AOMA, Dr Antonia Florbela de Jesus Rocha Araujo, a insisté que compte tenu des enjeux dans différents contextes, l’AORC constitue un espace de renforcement de la crédibilité des Ombudsman africains en termes de la recherche et de formations. Consolider la capacité des institutions membres et s’assurer que les perspectives de médiation permettent de relever des défis de gouvernance et de protection des droits des citoyens constituent un élément fondamental pour les Ombudsman africains. Elle s’est concrètement réjouie des réflexions sur les pratiques des Ombudsman qui permettent de fonctionner et de rester connectés aux réalités, à la moralité endogène. Comment transformer les institutions de Ombudsman avec des méthodes et moyens d’investigations plus pragmatiques reste l’un des défis à relever.

Pour sa part, la présidente du Protecteur du Citoyen de l’Afrique du Sud, Mme Kholeka Gcaleka, le l’AORC ne doit pas seulement devenir une plateforme continentale pour le partage des connaissances mais aussi un espace de collaboration, d’innovation,  d’anticipation et de développement d’approches en se projetant  dans les ODD et trouver des mécanismes qui permettent de voir si les citoyens sont bien traités au niveau des administrations et services publics. Pour un développement et une paix  durable, il faut user des bonnes pratiques pour que les droits des citoyens à la bonne gouvernance soit permanemment protégés.

Ce rendez-vous Sud-africain a été également une occasion pour les pays membres du Comité exécutif de l’AOMA dont le Togo, de tenir à huis clos une réunion qui a permis d’adopter des rapports et définir un programme pour les prochaines activités.