Le Médiateur de la République Mme Awa Nana-Daboya portée à la tête de la structure
Les Médiateurs de la République des pays membres de l’UEMOA, réunis au sein de l’Association des Médiateurs des Pays de l’UEMOA (AMP-UEMOA), se sont retrouvés, du 6 au 10 juin 2022 à Ouagadougou (Burkina Faso) pour leur sixième session ordinaire. Le Médiateur de la République Mme Awa Nana-Daboya, qui a pris une part active aux travaux, a été élue présidente de ladite association communautaire pour une période de deux ans. Les travaux ont permis aux participants, d’échanger durant quatre jours des questions relatives aux réalités de l’heure, notamment l’insécurité, la corruption, les droits des citoyens et l’incivisme.
« Le Médiateur de la République à l’épreuve des défis majeurs de l’espace UEMOA ». C’est le thème qui a meublé les travaux de la sixième assemblée générale de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) à Ouagadougou, du 6 au 10 juin 2022. Durant cinq jours de travaux, les Médiateurs de la République ont réfléchi sur leur contribution en ce qui concerne les problématiques liées à la sécurité, à la cohésion sociale et à la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’Union. Cette assemblée générale a été marquée par le renouvellement des instances de l’ association, avec à la clé, l’élection du Médiateur de la République Togolaise, Mme Awa Nana-Daboya comme présidente pour les deux prochaines années.
En effet, Instrument de protection des droits des citoyens, levier efficace de de la bonne gouvernance et conseil pour l’administration publique, l’AMP-UEMOA met des mécanismes en place pour accompagner les États de l’espace communautaire qui font face à de nombreux défis. La dynamique de l’intégration connaît un flux du fait de certaines politiques des États membres. La libre circulation des personnes et des biens est mise à rude épreuve, avec la fermeture des frontières pour cause de la crise sanitaire liée à la COVID-19. Devant cette situation qui impacte la vie des nations, en particulier celle des citoyens, les Médiateurs de la République ne peuvent rester indifférents. Ainsi, en se saisissant de leur rôle, les participants à cette rencontre ont identifié les entraves aux normes de l’Union, notamment la mise en place des dispositifs pour endiguer les crises et conflits et définir la nature de leur apport dans la résolution des défis majeurs.
L’engagement de l’AMP-UEMOA en tant qu’entité de consolidation de la paix sociale
Par ailleurs, dans une déclaration lue à l’issue des travaux, l’assemblée générale de l’AMP-UEMOA a réaffirmé, entre autres, son engagement auprès des États et organes de l’UEMOA pour le renforcement de la démocratie, de l’État de droit et la consolidation de la paix. Ceci afin de relever les défis auxquels l’ espace communautaire est confronté.
Pour la nouvelle présidente de l’AMP-UEMOA, Médiateur de la République togolaise, Mme Awa Nana-Daboya, ce nouveau bureau qu’elle va conduire, prend fonction à un moment délicat où la sous-région est particulièrement visée et touchée par le terrorisme, l’extrémisme violent et l’instabilité de la gouvernance démocratique, résultant de crises politiques et institutionnelles. La nouvelle présidente de l’AMP-UEMOA a indiqué que pour parvenir à relever les défis, les Médiateurs de la République ont le devoir de se doter d’un plan stratégique qui prend en compte la vision commune de l’association. Mme Awa Nana-Daboya a précisé qu’il faut élaborer une stratégie d’action concrète, crédible et durable afin de soutenir les actions de l’UEMOA. Mais, surtout, faire preuve de solidarité sans faille, face aux défis et ennemis qui n’ont pas de frontières.
De leur côté, le Premier ministre, M. Albert Ouédraogo et le Médiateur de la République du Faso, Mme Fatoumata Sanou Touré, ont précisé que tous les pays de l’Union sont confrontés aux mêmes réalités. Aussi, y a-t-il nécessité de fédérer les énergies, en mettant tout en œuvre pour gagner l’adhésion des populations aux différentes actions à mener et l’engagement des Médiateurs doit être total face aux différentes questions qui minent le progrès social.


