Une session a planché sur l’élaboration d’un mécanisme de coordination intégré

Participants et officiels en photo de famille à l'issue de l'ouverture des travaux de la session.

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La commission de la CEDEAO a organisé, du 16 au 18 mars 2022 à Lomé, un atelier sur la mise en oeuvre des textes relatifs au droit international humanitaire, à la traite des personnes, à la violence basée sur le genre, ainsi qu’aux droits de l’enfant dans le contexte de la pandémie de la Covid19. Cette session sous-régionale a permis le renforcement de capacités des parties prenantes dans l’optique de l’élaboration du mécanisme de coordination intégré de la production et de la sécurité humaine dans l’espace communautaire. L’institution du Médiateur de la République togolaise, représentée par Mlle Animaou Diheza, a participé aux travaux.

 

Les questions relatives à la protection, aux droits et à la sécurité humaine semblent être négligées depuis l’évolution de la situation pandémique liée à la Covid19. On assiste à un accroissement des inégalités qui exposent, notamment les enfants et les femmes, à des risques accrus de leurs droits et partant, de leur bien-être. C’est à cet effet que les institutions, les responsables des organisations gouvernementales et non gouvernementales, le secteur privé et les organisations de la société civile de la CEDEAO, se sont retrouvés, du 16 au 18 mars 2022 à Lomé, pour réfléchir et définir un mécanisme de coordination des actions visant la protection et la sécurité humaine.

A l’issue de cette rencontre de trois jours, initiée par le département des affaires sociales et du genre de la commission de la CEDEAO, une feuille de route a été élaborée. Elle servira de base pour un plaidoyer sur la mise en oeuvre des mesures de renforcement des cadres juridiques nationaux en cohérence avec les instruments juridiques internationaux et à la consolidation des dispositifs institutionnels communautaires. Aussi, est-il mentionné, l’amélioration de la coordination nationale et de la capacité à prévenir et à traiter les questions liées à la sécurité humaine.

 

Une vue des participants en pleins travaux.

Dans son mot d’ouverture des travaux, le directeur général de la Protection de l’enfance, M. Kondoh Kandale, a noté que les thématiques liées à la protection et à la sécurité humaine interpellent tout le monde. Il a indiqué que selon les statistiques de la CEDEAO, près de 9 enfants sur 10 en Afrique de l’Ouest subissent la discipline violente avec une prévalence de mariages précoces. La situation pandémique de la Covid19 a également fait monter la courbe de la violence et de l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, de l’abandon et de la manipulation psychologique des filles. Ce qui a causé de lourdes conséquences sur les acquis de l’autonomisation de la femme.

Pour sa part, la cheffe division sécurité humaine et société civile, Mme Hajiya Raheemat Momodu, du département des Affaires sociales et du Genre de la commission de la CEDEAO, a précisé que le résultat attendu de cette initiative, est de constater que les droits des enfants, des femmes et des autres couches en situation de vulnérabilité, sont intégrés dans la planification du développement national et dans le processus budgétaire. Cela apportera une amélioration significative dans la protection des citoyens.