Le Médiateur de la République a participé aux travaux d’une session de l’AOMA sur la gestion numérique des dossiers à Windhoek (Namibie)

Photo de famille des participants à la session de formation

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« Enquêtes médico-légales et gestion numérique des dossiers: Intégrer les technologies dans le travail des Ombudsmans ». C’est le thème d’une session  de formation qui s’est tenu du 21 au 23 juillet 2026, à l’Université de Windhoek, en Namibie. Initiée par le Centre de Recherche des Ombudsmans Africains (CROA), sous l’égide de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs Africains (AOMA), cette rencontre a réuni plusieurs institutions d’ombudsmans du continent dont le Médiateur de la République Togolaise, qui y a été représenté par la cheffe du cabinet, Mme Dihèza N’na ANIMAOU.

En effet, ce thème qui réuni les Ombudsmans des pays membres de l’AOMA est bien fondamental, car la capacité  de ces institutions à mener des enquêtes efficaces constitue l’un des fondements essentiels de leur valeur auprès des citoyens qu’elles servent et des administrations dont elles assurent la redevabilité. A mesure que l’administration publique devient plus complexe, intégrant des dossiers numériques, des systèmes financiers, d’importants volumes de documents ainsi que des processus décisionnels fondés sur les technologies, les exigences imposées aux enquêteurs des institutions de l’Ombudsman ne cessent de croitre. Aussi, les méthodologies d’enquête sur les preuves, la gestion rigoureuse des éléments probants ainsi qu’une gestion numérique efficace des dossiers ne constituent plus des compétences facultatives pour les institutions de l’Ombudsman. Elles sont désormais indispensables pour garantir la crédibilité, l’efficacité et l’impact de chaque enquête.

A ce titre, ce forum de formation a permis de renforcer les capacités des institutions participantes à conduire des enquêtes plus structurées et fondées sur les éléments de preuves, à traiter correctement les preuves numériques et documentaires, à améliorer les normes de rédaction des rapports d’enquête et à répondre efficacement aux opportunités et aux risques associés à l’ère numérique. Ainsi, durant deux jours de travaux, les participants ont été édifiés à travers diverses thématiques. Ils ont planché, notamment sur les fondements des enquêtes de l’Ombudsman et la gestion des dossiers d’intérêt public; la gestion numérique des dossiers, la production de rapports, l’intégration des technologies et la cybersécurité; les approches pratiques relatives aux indicateurs d’alerte documentaires, à l’analyse des dossiers financiers et aux normes applicables en matière de preuve dans les enquêtes de l’Ombudsman.

Par ailleurs, en marge de cette session de formation, s’est tenue, le 24 juillet 2026,  la 34e réunion du Comité exécutif de l’AOMA. Elle a permis aux membres dudit comité d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance de l’ Association, d’évaluer sa situation financière et administrative, de prendre les décisions nécessaires au renforcement de son fonctionnement institutionnel, de faire le point sur l’état d’avancement de la révision de sa Constitution, d’examiner les dossiers de partenariats en cours comme la banque mondiale et de préparer l’organisation de la prochaine Assemblée générale.