8è Assemblée générale de l’AOMA en Angola: le Togo élu Coordonnateur Régional de l’Afrique de l’Ouest

Photo de famille des chefs de délégations des institutions de médiation avec le Président angolais Dr. Joao Manuel Gonçalves (milieu au fond).

Partager sur:

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp
Share on telegram
Telegram

Les travaux de la 8è Assemblée générale de l’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains (AOMA) ont été ouverts du 2 au 6 décembre 2025, à Luanda en Angola sous le thème «  l’Ombudsman et la consolidation de la transparence, de l’efficacité et de la durabilité ». Cette rencontre biennale constitue un cadre essentiel pour les institutions participantes de partager des expériences, d’échanger et de réfléchir sur des questions juridiques, politiques et de gouvernance les plus pressantes relatives au domaine des Ombudsman et Médiateurs. A  cette assise, le Médiateur de la République Togolaise a été représenté par une délégation de deux personnes : M.  Rowland Komlavi, juriste et Mme Animaou Dihèza N’na, cheffe de cabinet de l’institution. Officiellement, le Togo qui devient membre du Comité Exécutif de l’AOMA, a été élu Coordonnateur Régional Afrique de l’Ouest de l’AOMA.

L’enjeu de cette Assemblée générale a été de taille, vu le contenu et la densité des thématiques qui ont meublé les travaux. Ainsi, durant quatre jours, les participants ont été édifiés à travers des panels portant sur « le rôle de l’Ombudsman en Afrique ». Plusieurs communications ont marqué de leur richesse les discutions. Il s’agit, entre autres, du  » Rôle du Médiateur dans la responsabilisation des prestataires de services »; « Lutte contre la pauvreté systémique et accès aux services publics »; « Le Médiateur et la conciliation des droits et devoirs des citoyens »; « Pérennité financière et autonomie des institutions de médiation »; « Le Médiateur et le renforcement institutionnel en Afrique »; « Le Médiateur et la transparence dans la gestion des ressources publiques: mécanismes de prévention et de contrôle ». Tous ces travaux ont marqué la volonté et l’engagement des Ombudsman et Médiateurs africains de soutenir les efforts de l’Union  Africaine en vue d’améliorer l’Etat de droit, la transparence et la responsabilité dans l’administration publique et de contribuer à une Afrique pacifique et exempte de conflits.

Dans une déclaration à l’issue des travaux, les participants à l’Assemblée générale de l’AOMA se sont engagés à mettre en œuvre les actions bien définies pour le rayonnement de l’association. Il s’agit, notamment de plaider pour le renforcement des institutions des Ombudsman et Médiateurs africains, afin de faciliter l’accomplissement de leur mandat; de promouvoir le règlement rapide des affaires impliquant des différends entre l’administration publique et les citoyens par des procédures accélérées; de renforcer la coopération entre les organisations de la société civile et les institutions africaines des Ombudsman et Médiateurs en vue de promouvoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit démocratique. Encourager d’autres pays africains à créer des institutions de Médiation ou Ombudsman et à rejoindre l’AOMA, afin d’accroitre le nombre de membres et de garantir que les fonctions de Médiation profitent à l’ensemble des citoyens africains et permettre l’adoption des lignes directrices ainsi que des procédures nécessaires pour approuver la nomination d’anciens Médiateurs et Ombudsman africains en tant que membres honoraires de l’AOMA reste également autres actions à mener par l’association.

Par ailleurs, les participants, Médiateurs et Ombudsmans, ont été reçus en audience, successivement par le président de la République de l’Angola, président par Intérim de l’Union Africaine, Dr. Joao Manuel Gonçalves Lourenço puis par le président de l’Assemblée Nationale angolaise.