« 30 ans de renforcement de la démocratie constitutionnelle – un parcours de transformation ». C’est le thème qui a meublé les travaux de la conférence internationale marquant le 30e anniversaire du Protecteur du Citoyen d’Afrique du Sud, tenue à Cape Town, du 13 au 16 octobre 2025. Cette rencontre, qui a connu la participation de plusieurs institutions de médiation membres de l’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains (AOMA) dont le Togo représenté par Mme Dihèza N’na Animaou, cheffe de cabinet du Médiateur de la République, a permis d’avoir des échanges constructifs autour de l’adoption d’une Charte nationale de l’intégrité et de la création de réseaux pour renforcer la gouvernance et ls institutions de redevabilité.
En effet, durant quatre jours de travaux, les participants ont été édifiés à travers des thématiques en lien avec le rôle important des institutions d’Ombudsman et de Médiateur/ Protecteur du Citoyen dans la consolidation de la démocratie constitutionnelle, la promotion des droits de l’homme, le renforcement de la bonne gouvernance et la protection de l’Etat de droit. Essentiellement, les réflexions et échanges d’expériences ont porté sur « le parcours transformateur du Protecteur du Citoyen d’Afrique du Sud dans le renforcement de la bonne gouvernance, de la redevabilité, de l’éthique, de la lutte contre la corruption », » le renforcement de la participation publique et d’une gouvernance centrée sur les citoyens », « l’élaboration d’un nouveau consensus sur la compréhension et la durabilité de la démocratie » et « la création d’un réseau du Commonwealth pour la gouvernance et la redevabilité ».
A l’issue de ces assises, l’AOMA a, dans un message de félicitation et de reconnaissance, salué le chemin parcouru par l’institution du Protecteur du Citoyen de l’Afrique du Sud depuis 1995 à 2025, car, elle a su démontrer au fil du temps que l’efficacité d’une institution d’Ombudsman/Protecteur du Citoyen est souvent un indicateur clé de la santé démocratique d’une nation. Aussi, l’AOMA a-t-elle loué l’engagement de l’Etat sud africain à allouer des fonds supplémentaires au budget de base du Protecteur du Citoyen et à utiliser des « Ressources provenant du Compte de Recouvrement des Actifs Criminels ». Cela illustre l’intention de garantir que les institutions d’Ombudsman/Protecteur du Citoyen disposent à la fois de la capacité et des moyens nécessaires pour lutter contre la mauvaise administration, prévenir la corruption et servir efficacement les citoyens. L’AOMA a exprimé également sa profonde appréciation au président sud africain, M. Cyril Ramaphosa pour son engagement à soutenir le projet de Résolution de la Commission de l’Union Africaine sur le renforcement des institutions d’Ombudsman et de Médiateur/Protecteur du Citoyen, notamment en matière de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit.