Les travaux du 12e congrès de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF), à Québec, au Canada, couplés de l’Assemblée générale ordinaire, se sont déroulés du 16 au 18 octobre 2024 sous le thème
“Se projeter dans la prochaine décennie : les défis de l’ombudsman dans la défense de l’état de droit” .
Le Médiateur de la République Togolaise, Mme Awa Nana-Daboya a activement pris part aux travaux de cette importante assise.
En effet, les nations vivent depuis ces dernières années des transformations sociales, économiques et technologiques avec une allure très accélérée. Pour cela, il est important pour les institutions de se demander comment l’Ombudsman ou Médiateur peut-il s’y prendre avec des réalités en mutation ? C’est l’un des questionnements fondamentaux lors du congrès des Ombudsmans et Médiateurs de la francophonie à Québec. Les travaux de cette assise, marqués par des présentations et panels, ont permis aux participants d’approfondir leurs réflexions, d’échanger leurs expériences face aux défis que rencontrent leurs différentes institutions. Ceci, en vue de dégager des pistes de solutions pour répondre aux enjeux liés à leur mission de protecteur des citoyens.
Du congrès, les Ombudsmans et Médiateurs de l’espace francophone étaient également passés en Assemblée générale pour renouveler les instances de l’association. A l’issue des travaux dudit conclave, un nouveau bureau directeur et un Conseil d’Administration de l’AOMF ont été mis sur place. Le Togo intègre le Comité des Adhésions, un organe dont le poste revient à la zone Afrique. Le poste de président de ce comité est allé au au royaume du Maroc tandis que la Wallonie (Belgique) occupe la présidence de l’AOMF.

L’intervention du Médiateur de la République Togolaise, présidente de l’AMP-UEMOA
Plusieurs interventions ont meublé les travaux de ce congrès, mais particulièrement avec une présentation faite par le Médiateur de la République, présidente de l’AMP-UEMOA, Mme Awa Nana-Daboya. Elle a, dans une brillante communication, présenté l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’UEMOA et relevé leur forte contribution à la promotion de la bonne gouvernance, de l’État de droit et de la Paix dans la sous-région ouest africaine. Après avoir dégagé les fondements et mécanismes de fonctionnement et les attributions des institutions de médiation dans les 8 pays de l’UEMOA, le Médiateur de la République a dressé un aperçu relatif aux épreuves auxquelles elles font face. Mme Awa Nana-Daboya n’a pas passé sous silence les actions menées par l’AMP-UEMOA au secours des institutions menacées dans l’espace. Il s’agit, notamment des institutions du Faso, du Niger et de la Guinée-Conakry qui sont en voie de suppression.
“ La Médiation institutionnelle a fait ses preuves au niveau de nos États. Elle est une opportunité en ce qu’elle se présente aujourd’hui comme une forme de justice de proximité qui s’adapte à l’environnement culturel de nos populations. Son indépendance, sa vocation d’écoute et de veille démocratique en font un acteur incontournable de toute politique de gouvernance vertueuse et de prise en compte des vulnérabilités. Elle doit être encouragée voire consolidée dans notre région…”,
a conclu le Médiateur de la République. Mme Awa Nana-Daboya a salué la tenue de cette assise, qui permet aux institutions d’échanger de faire vivre leur plaidoyer.

La ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, chargée des conditions Féminines, Mme Martine Biron, a, dans son mot de bienvenue, signifié que l’AOMF joue, depuis sa création, un rôle essentiel dans la promotion de la démocratie, de la justice et de l’État de droit dans l’espace francophone. “Le Québec soutient le renforcement de la gouvernance démocratique au sein de l’espace francophone, notamment en appuyant les actions des réseaux institutionnels de la francophonie, dont l’AOMF. Ce sont nos institutions qui permettent au quotidien de réaliser des avancées concrètes et tangibles au bénéfice des populations”, a souligné Mme Biron.