Accès Universel à l’information: l’institution du Médiateur de la République a pris part à la conférence mondiale 2024 à Accra (Ghana)

M. Rowland (en costume, de face) lors des panels.

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« Intégration de l’accès à l’information et de la participation dans le secteur public ». C’est le thème qui a meublé les travaux de la conférence mondiale sur l’Accès Universel à l’Information, tenus les 01 et 02 octobre 2024, à Accra au Ghana. Cette importante  rencontre, conjointement organisée par  l’ Organisation des Nations Unies pour Education,  la Science et la Culture (UNESCO) et le Gouvernement du Ghana, s’inscrit dans le cadre de la Journée Internationale de l’Accès Universel à l’Information (JIAUI), célébrée le 28 septembre de chaque année.

Le Médiateur de la République Togolaise, représenté par M. Komlavi Rowland, juriste à l’institution de Médiation, a pris part aux travaux de cette conférence. Cette participation de l’institution est d’un intérêt essentiel, car dans la loi organique, il est attribué au Médiateur de la République cette mission de veiller  au « Droit d’Accès à l’Information et à la Communication ».  Ainsi,  l’objectif  de la  rencontre, a consisté à offrir aux participants, notamment aux représentants gouvernementaux, des meilleures pratiques pour intégrer le droit à l’information dans les systèmes organisationnels. Le Togo y a tiré de bonnes expériences, qui vont lui permettre d’évaluer   la situation de l’accès à l’information selon l’ODD 16.10.2, en identifiant les domaines du secteur public où les mécanismes d’accès à l’information doivent être renforcés.

Les travaux de cette conférence mondiale ont été ouverts par le représentant personnel du chef de l’Etat du Ghana, le ministre de l’Education, Dr Osei Yaw Adutwum, en présence de plusieurs personnalités dont le directeur général adjoint de l’UNESCO pour la Communication et l’Information, Dr Tawfik  Jelassi et le ministre ghanéen de l’Information.

Les participants ont planché sur une dizaine de panels animés par des experts et les échanges ont porté sur divers aspects de l’accès à l’information, notamment l’application effective des lois sur l’accès à l’information, le renforcement des pouvoirs et de l’indépendance des commissaires à l’information, la lutte contre la désinformation et la cybercriminalité, la sensibilisation et la formation sur le droit d’accès à l’information, la numérisation des archives publiques. L’accès à l’information par les journalistes et les médias, la protection des lanceurs d’alerte,  le rôle de la société civile et des médias dans la promotion de l’accès à l’information au sein des institutions gouvernementales, l’accès à l’information comme outil de renforcement de la transparence , de la redevabilité, de la démocratie participative et la bonne gouvernance, ont également fait objets de discussions durant les panels.

Au terme de cette assise, les participants ont adopté une déclaration dite « Déclaration d’Accra », intitulée : Explorer le pouvoir des données pour un changement positif, un engagement pour l’accès à l’information. En effet, la déclaration précise le rôle essentiel de l’accès à des données disponibles et transparentes pour faciliter et soutenir l’accès à l’information.